Bite, Chatte et/ou 9/11

Publié le par houeb

A l'occasion de la date anniversaire, quelle meilleure façon de revenir sur l'incident le plus marquant de ces dernières décennies qu'en traînant dans la boue la haute figure de l'humour graveleux français, Jean-Marie Bigard.

 

De voir s'exprimer dans la bouche de ce grand penseur la volonté légitime d'en savoir plus sur les tenants et aboutissants de cet évènement, et les medias français ont sauté sur l'occasion.

Pas de question, pas de débat, pas de documents, pas de réflexion. Seulement un lynchage en régle du comédien.

 

Alors pourquoi cette décrédibilisation organisée sur le sujet, pourquoi ce néant d'investigation? Est-ce représentatif de ce que pense une grande majorité des Français?

Sommes-nous simplement d'accord avec le rapport officiel, qu'il faut combattre le terrorisme mondial, ennemi commun des nations économiquement développées de l'Occident?

Ou avons nous juste assez peur pour ne pas vouloir en savoir plus, malgré toutes les incohérences maintes fois relatées à travers de nombreux travaux d'invetigations d'origines diverses?

 

L'instinct de survie est une chose, mais la connerie en est une autre. Et l'un n'empêche pas l'autre, malheureusement. Par contre le second nuit gravement au premier.

Alors, certes ce n'est pas dans l'habitude de ce blog de prendre ouvertement parti, mais il est des situations qui demandent aux tripes de se joindre au cerveau. Et celle là en fait partie. Pour la simple raison que j'habite aujourd'hui un pays qui me permet de me nourrir, de me loger et de vaquer à des distractions sans avoir à me soucier de grand chose, mais qui me contraint à l'isolement intellectuel, à la connerie!

J'ai aujourd'hui la certitude de ne plus savoir grand chose. Je ne sais plus comment vivent les gens aux quatre coins de la planète, pourtant je sais que j'interagis avec eux tous les jours par ce que je consomme. Je ne comprends plus ce que pensent les décideurs de ce monde, responsables politiques et chefs d'entreprises, pourtant je sais qu'ils interagissent avec moi tous les jours, par le poids social de leurs décisions. Je ne sais plus si je pourrai avoir un jour une quelconque influence sur le monde qui vient, même à petite échelle, et je ne sais plus l'imaginer non plus. Pourtant c'est dans ce monde incertain que vivront les enfants que j'aurai peut-être.

C'est un supplice d'interagir avec des panneaux publicitaires, des articles propagandesques et des fantômes.

Je demande un peu plus d'indépendance, un peu plus de franchise, une responsabilisation de chacun quant aux moyens de s'informer et d'agir, et surtout de laisser libre cours à l'imagination de chacun, qu'on puisse au moins avoir une idée de ce que l'on souhaite avant de trouver les moyens appropriés pour y arriver.

Et ce n'est pas dans un contexte de media alignés sur une pensée commune que les esprits chercheront à s'émanciper et qu'on aura accès à la liberté de ne pas sombrer dans la connerie.

 

 

Pourtant, si on revient à l'anecdote qui a provoqué ce soulagement pamphletatoire, on croise sur le site de France Soir ce genre d'intervention (extrait) :

[...]Ces élucubrations d’un fantaisiste connu ne doivent pas être prises à la légère et avec le sourire : les fameuses théories négationnistes sur le 11 septembre avaient commencé il y a cinq ans avec le livre de Thierry Meyssan L’Effroyable Imposture, complaisamment présenté à la télévision chez Thierry Ardisson. Ce théoricien du complot permanent n’a cessé de trouver des disciples sur Internet pour relayer ses mensonges : les Twin Towers ont été dynamitées de l’intérieur, les juifs qui y travaillaient avaient tous été prévenus la veille de ne pas s’y rendre, etc.


Il est regrettable de voir que des gens du spectacle (il y a eu le précédent de l’actrice Marion Cotillard) n’ayant aucune compétence en la matière mais disposant de leur notoriété utilisent l’audience des chaînes où ils sont invités pour débiter de pareilles stupidités. Regrettable aussi qu’ils le fassent sans être contrés par les animateurs ou les invités présents sur le plateau.


Rappelons quand même, à deux jours du triste anniversaire du 11 septembre 2001, qu’il y a bien eu ce jour-là près de 3.000 morts aux Etats-Unis victimes des attentats organisés par Ben Laden et al-Quaida. Que, depuis, des centaines de personnes à travers le monde, de Londres à Bali en passant par Madrid, ont été victimes des réseaux terroristes de la même mouvance, celle qui frappe aussi nos soldats en Afghanistan. Un humoriste a le droit de se moquer de tout, l’humour noir a ses mérites, mais personne n’a le droit de nier la réalité des drames de l’histoire, qu’il s’agisse d’Auschwitz ou de New York.


 

De mon côté, je ne peux m'empêcher de reformuler de cette manière :

[...]Cet autre avis, que ce comique populaire n'est pas le seul à exprimer, est véhiculé par des personnes sujettes à l'inquiétude et qui cherchent à se renseigner en lisant et en consultant des sites sur internet, medium encore peu contrôlé. Ainsi ces sites dont un des organisateurs est un écrivain à la plume provocatrice, et il en faut, présentent des théories qui tentent de s'appuyer sur de la logique physique et politico-historique, mais qu'il ne faudrait pas prendre en compte dans le cas présent.


Il est normal de voir que des gens payés pour ce qu'ils savent faire de mieux, comme bon nombre d'entre nous, se permettent de penser sur n'importe quel sujet qui les concerne, et d'exprimer le résultat de leurs réflexions. Et qu'ils se permettent de le faire par le biais de media fortement contrôlés. C'est effectivement ces media à forte influence qui doivent servir à véhiculer les débats d'idées.


  Je ne m'étalerai pas ici sur une liste des victimes, parce que mettre des larmes dans le débat serait faire appel à vos passions, et pas à votre intelligence. Mais on peut simplement rappeler l'absurdité de la présence de soldats dans un conflit sans intérêt pour le pays qu'ils défendent.

Un humoriste a le droit de rire de tout, un journaliste a le droit de relater n'importe quelle information, et tout le monde a le droit de connaître la réalité des drames de l’histoire, qu’il s’agisse d’Auschwitz ou de New York.

 

 

Un avis, un autre, un débat.

Et puis histoire de repartir en replaçant ce débat là où il aurait du être, je repose ici le documentaire "9/11 Press for Truth".

sur Google Video (pour voir en plein écran)

Publié dans Textes

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kalambik 11/09/2008 09:52



énorme.........